Kiss Kiss Bang Bang

Kiss Kiss Bang BangPetite frappe New Yorkaise, Harry se retrouve engagé comme acteur à LA. Pour parfaire son rôle de detective, il passe quelques jours avec un professionnel et se retrouve impliquer dans une histoire de meurtre.

Ne vous laissez pas impressionner par son titre à rallonge. « Shane Black’s Kiss Kiss Bang Bang », le premier long-métrage du scénariste d’« Au revoir à jamais », est un polar noir aussi tordu que son titre le laisse supposer. Au programme, une enquête criminelle dans un Hollywood désabusé. Côté acteurs, une belle galerie de tronches avec en tête Robert Downey Jr. (vu récemment dans « Gothika » de Mathieu Kassovitz), Val Kilmer qui trouve ici son meilleur rôle, la délicieuse Michelle Monaghan ou encore Corbin Bernsen, le « Dentiste » de Brian Yuzna.

Le film raconte l’histoire de Harry Lockhart (Robert Downey Jr.), un voleur opportuniste qui débarque par hasard à Hollywood. Devenant acteur du jour au lendemain, il croise alors la route d’un détective privé gay (Val Kilmer) qui doit l’aider à incarner son prochain rôle. Un coaching qui va tourner mal lorsque les deux compères découvrent un cadavre. Le film se mue alors en enquête policière qui permettra à Harry de revoir Harmony (Michelle Monaghan), un amour d’enfance.

Sur le papier, tout ça paraît assez convenu. Mais c’est sans compter le talent de Shane Black, brillant scénariste à l’oeuvre notamment sur « L’arme fatale » ou « Le dernier Samaritain ». Comme sur ces précédents scénarios, Black met en scène un duo de parfaits loosers complètement dépassés (ou presque) par les événements. L’histoire est racontée du point de vue de Harry Lockart qui assène quelques anecdotes croustillantes. Le cinéaste utilise aussi cette voix-off, un procédé souvent casse gueule, pour envoyer quelques piques bien senties à Hollywood et à ses méthodes.

Ce thriller rempli de rebondissements verse parfois dans la parodies, punchlines percutantes à l’appui. C’est dans ces moments totalement décomplexés que la mécanique de Shane Black tourne le mieux. Car il faut bien avouer que le scénario, pas crédible pour un sou, est de plus très classique. Les révélations s’enchaînent jusqu’à la boulimie et Black finit par une pirouette finale et un faux happy end assez mal venu.

Finalement ce thriller mi-noir mi-parodique a parfois un peu de mal à trouver son équilibre. Le film est certes efficace, distrayant et (relativement) anticonformiste, il n’en est pas moins confus et brouillon. Portés par ses interprêtes et l’écriture acerbe de Shane Black, le film évite néanmoins le plongeon grâce au talent du metteur en scène. Ingénieux mais inabouti.

Kill Bill vol.2

Kill Bill vol.2Laissée pour morte par Bill lors de son mariage, Black Mamba s’en est sortie et n’a plus qu’un but dans sa vie : tuer Bill !

Sorti avec un peu de retard sur les écrans français pour cause de diffusion cannoise, le Volume 2 du 4ème film de Tarantino remplit, on peut le dire tout de suite, très largement son contrat.
6 mois plus tôt, c’est assez mitigé que le public était sorti du premier volume. Considéré comme un délire cinématographique très jouissif par les amateurs, il avait laissé sur sa faim quelques fans du réalisateur. Beaucoup d’action, de clins d’oeil et de débauche visuelle, mais une narration limitée et peu de dialogues fins.
Il n’en suffisait pas plus pour angoisser les amoureux de Pulp Fiction.

Dans ce Volume 2, Tarantino semble prendre le contre-pied de ce premier film pour se concentrer sur son histoire, ses personnages et ses dialogues. Les amateurs d’action trouveront bien sûr leur compte, mais on retrouve ici les dialogues inspirés et une trâme narrative qui n’existaient pas (ou beaucoup moins) dans le premier volume.
Bouillonnant de créativité et d’idées en tous genres, les aventures de Black Mamba aka The Bride sont fantastiques à suivre de par cette réalisation et sa bande son phénoménale. Et malgré un scénario dont les bases tiendraient sur un ticket de métro, Tarantino arrive à nous surprendre et à nous ballader de bout en bout. Impossible de savoir ce qu’il se passera cinq minutes plus tard tant, au fur et à mesure, tout devient possible et tout arrive.

C’est finalement quand on voit ce ‘Kill Bill Vol.2’ qu’on se rend compte en quoi le Vol.1 était finalement nécessaire à l’oeuvre finale qu’est Kill Bill.
Complémentaire et quasi opposée, le génie de Tarantino réussit à en faire une oeuvre finalement cohérente qui puise dans l’autre volume ce qui lui manque. Sans manquer de rythme, cette doublette, tel le Ying et le Yang, semble dessiner un film hommage très complet, très riche et surtout ultra talentueux.

A n’en pas douter, Tarantino signe bien là une nouvelle oeuvre digne de son rang et prouve, à tous ceux qui en doutaient, que son talent est loin d’être oublié.

Ce deuxième volume ne s’inscrit pas dans la continuité sanglante de son prédécesseur. « Black Mamba » poursuit son périple mais Tarantino change son fusil d’épaule : si les styles cinématographiques sont toujours âprement mélangés, c’est le genre du western moderne qui, cette fois, semble l’emporter.

Est-ce parce que l’héroïne devient plus mature au fur et à mesure de ces massacres ? Toujours est-il que la folie un peu surfaite du premier volume laisse ici largement la place à des dialogues et des situations plus apaisées. C’est au niveau de l’ambiance que le réalisateur a brillamment joué le coup : d’emblée, la mise en scène, appuyée par une bande originale éblouissante, s’impose comme la pierre angulaire du film. Tarantino connaît parfaitement son boulot et le spectateur n’a plus qu’à se laisser guider par la galerie surréaliste de personnages qui nous est présentée. De ce point de vue, le très grand Tarantino qui s’était un peu assagi avec « Jackie Brown » revient en pleine forme.

Grâce à ce second volet, les personnages principaux dévoilent aussi leurs histoires, ce qui n’est pas un mal. « Black Mamba » a beau avoir l’agilité d’un Bruce Lee, son humanité n’était pas vraiment mise en avant dans le premier volume. C’est donc sous cet angle que l’histoire va être développée.

Une petite réflexion sur l’humanité du tueur solitaire se met alors en place sur fond de western qui prend son temps… Seul bémol : à force d’aller dans cette direction, le film perd de sa superbe et les derniers dialogues finissent même par sonner un peu creux en s’étendant tout en longueur. D’autant que, comme pour le premier épisode, on reste très loin des géniales histoires que nous avait proposés le réalisateur dans le passé.

Il n’en reste pas moins que « Kill Bill » reste le reflet d’un cinéma ambitieux et maîtrisé bien que les ingrédients (dialogues, personnages, mise en scène…) auraient sans doute gagné à être moins dispersés. Au travers d’un film unique, cet éparpillement aurait sans doute été moins déroutant. Mais ne soyons pas butés, « Kill Bill » 1+2 constitue un vrai et beau moment de divertissement cinématographique. Comme on n’en fait quasiment plus.

Le pari ambitieux d’un réalisateur devenu « culte » sans doute trop tôt, et qui se bat contre lui-même et ses propres coups d’éclats du passé. Encore une fois pour le réalisateur, il puise dans l’histoire de la série B et Z et dans son authentique cinéphilie pour produire des redites contemporaines, des variations modernes sur des trames classiques. Cette fois ci la ligne directrice est double car le film a été (opportunément) rompu en deux. Le premier est la vengeance, et le second est placé sous le signe de l’amour.
Pourquoi deux films distinct et pas une trilogie tant qu’on y est? 20 films? Choix artistiques, et dictat financier qui a empêché Tarantino dans la version telle qu’il l’a imaginé, en 4h « à l’ancienne ».
Le premier film faisait la part belle au fan service et on sentait bien que Tarantino se faisait plaisir à engager les acteurs qui l’ont fasciné pendant son enfance. Car Kill Bill c’est un peu cela, un fanfic autour d’histoires déjà très populaires, un pamphlet de fan de 4 heures qui n’a pas réussi à faire son choix des scènes à éliminer tant il est dans son trip.

Autant le jeu des acteurs dans le volume 1 était assez critiquable (notamment pour des soucis linguistiques), autant le 2 est intouchable sur ce point. On retrouve le Tarantino, dialoguiste génial, aux phrases ciselées, aux répliques mordantes. Autre point fort indéniable, la bande son, tout simplement incroyable. Une sélection des morceaux parfaite, et en prime RZA (du Wu Tang Clan, autre « asiatisant » notoire) pour compléter et bruiter. Uma se débrouille parfaitement, et arrive même à sauver le film qui se dirigeait vers une happy end un peu facile. Après tout ce qu’elle a survécut, la mièvrerie est quand même moins choquante.

Alors que reste-t-il de ce duo de films ? Fallait-il étalonner une simple histoire de vengeance pour une sortie à 6 mois de décalage ?
Kill Bill est donc une expérience de cinéma intéressante, dans la mesure où c’est la toute première fois qu’un occidental a une telle liberté (artistique et surtout financière) pour faire ce qu’il veut dans son hommage fourni à de multiples niches de la sous culture. Jusqu’alors, ces genres « bis » ne faisaient que piller (le kung fu dans n’importe quel film à grand spectacle américain, le western spaghetti etc). Kill Bill c’est vraiment cela, un gamin d’une vidéothèque à qui l’on donne le droit de jouer avec les héros qu’ils regardaient sur cassettes. On peut parier que cette initiative sera suivi par un convoi de jeunes utilisant le même registre de l’hommage à cette sous culture (comme Kevin Smith par exemple) pour finalement finir englouti par Hollywood. Kill Bill ne pouvait être réalisé que par lui, un fan acharné. Bien entendu, comme tout film de Tarentino, le cinéphile néophyte sera bien traité, comme s’il franchissait avec éclat les portes du paradis de la série B. Un point cependant me dérange, c’est tout le côté « international » de l’action, cette fille qui s’est entraîné en Chine, qui va au Japon pour demander à un maître d’armes de lui forger une nouvelle arme, pour finalement finir en western… Il y’a quelque chose d’incongru. Cela cloche, surtout si l’on est un tout petit peu connaisseur d’une ou plusieurs de ses cultures. Peut être valait-il mieux prendre des asiatiques, certes moins « banquable », mais plus cohérent?
Du bon cinoche, qui néanmoins me partage comme cinéphile. Que nous offrira-t-il la prochaine fois?

Kill Bill vol.1

Kill Bill vol.1Une jeune femme surnommée « Black Mamba » décide de se venger des individus qui s’en sont pris à elle quatre ans avant.

Avec ce quatrième long-métrage, c’est peu dire que l’emblématique Quentin Tarantino a voulu se faire plaisir en allant puiser dans sa vidéothèque personnelle. Avouons-le, l’idée de départ sent le déjà-vu : une jeune femme décide de se venger de tous ceux qui ont été à l’origine du drame de sa vie. Mais grâce à unes maîtrise époustouflante de la mise en scène, le résultat est largement à la hauteur de nos espérances. Il faut dire que c’est un petit génie qui est derrière les manettes.

Étrangement, « Kill Bill » donne à la fois l’impression d’être un film extrêmement riche par sa mise en scène et ses innombrables trouvailles et un film très unilatérale puisqu’il ne présente finalement qu’une succession de combats. Ainsi même si c’est un montage puzzle qui nous est proposé, ce premier volume qui cultive soigneusement le mystère n’est pas bien difficile à comprendre. C’est peut-être même là que se situe le petit bémol : on est très loin de la richesse scénaristique de « Pulp Fiction » ou même de « Jackie Brown ».

Mais est-ce vraiment une faiblesse lorsque l’on jette un œil sur la réalisation ? De la première à la dernière seconde, la « Tarantino’s touch » est là, emportant tout sur son passage, et il est bien difficile de résister.

Un peu à la façon de « Pulp Fiction », c’est une succession de chapitres aux styles très différents qui nous est proposée, mais dont le but, cette fois, est de nous éclaircir sur le passé de l’héroïne. On peut à cet effet saluer l’incroyable fluidité qui ressort de ce premier épisode. Certaines séquences d’anthologie, insidieusement insérées dans l’histoire, arrivent sans prévenir et nous éblouissent par leur force esthétique.

Western moderne, film gore parfois très drôle, film de combats, parodie, tous les genres sont ici mélangés sans vergogne pour aboutir à une œuvre qui tient diablement en haleine et qui multiplie les références cinématographiques. La richesse visuelle et sonore de la réalisation est indéniablement l’un des points forts du film : le souci du détail dans des scènes apparemment très classiques est sans doute ce qui permet de faire la différence.

L’avantage des films de Tarantino, c’est qu’ils nous rassurent sur le devenir du cinéma d’action qui n’est donc pas antinomique avec un cinéma de qualité (voire un cinéma d’auteur). Certes, le style de « Kill Bill » est direct mais la richesse esthétique et le soin apportés à la réalisation sont tels qu’il serait une erreur de faire ici une dissociation trop prononcée entre le fond plutôt léger et la forme relevant ici du génie. Une œuvre qui gagne ainsi à être vue avec un œil faussement naïf.

Kiki, la petite sorcière

Kiki, la petite sorcièreKiki, petite sorcière atteint sa 13eme année et se doit d’aller passer un an dans une grande ville pour accomplir sa formation et ainsi trouver sa voie parmi les sorcières. Elle quitte alors sa famille pour voir la mer !

Suite aux succès de Mononoke et de Chihiro en France, on a droit a la re-sortie de certains ‘vieux’ Ghibli… ‘Le Chateau de le Ciel’ il y a quelques mois, et voilà donc ‘Kiki’ qui débarque sur nos écrans.

Chronologiquement, ‘Kiki, la petite sorciere’ se situe après ‘Mon voisin Totoro’ et avant ‘Porco Rosso’ (déjà sorti sur les écrans en 1995). Il marque également la nouvelle ère de Ghibli qui pu, grâce au succès de Kiki en 1989, développer une véritable assise financière, confirmée par le merchandising de Totoro.

Adaptation d’un roman qui devait d’abord être confiée à un autre réalisateur du studio, Miyazaki accepte finalement le projet et va tenter de respecter l’esprit tout en y apportant sa patte. Il s’agit donc d’une oeuvre moins personnelle, mais résolument fraîche et légère.
Si on retrouve certains éléments de Kiki dans certains futurs Ghibli, on s’étonne assez vite de l’univers résolument ‘européen’ de cette ville. Loin d’être désagréable, cette ambiance se détache toutefois nettement du très écologique Monoke ou lyrique Totoro. Ici, la ville est bien présente (par la foule, la technologie, l’accueil un peu froid…) et notre petite sorcière doit survivre dans cet univers pour trouver sa voie.

En suivant les tribulations de cette petite sorcière, on prend donc un réel plaisir à la voir parler à son plus fidèle compagnon, un petit chat noir plutôt bavard. On n’attend jamais vraiment une féérie comme certains autres Ghibli, mais certaines scènes superbes nous offrent quelques moments mémorables.

Fidèles à l’esprit Ghibli dans le dessin, on pourra admirer de superbes décors et certaines envolées très chouettes. On n’attend que rarement les fulgurances des Totoro ou Chihiro, mais on appréciera l’humour fin et la fraîcheur évidente qui ressort de ce métrage qui n’aurait jamais du attendre 15 ans pour sortir sur nos écrans.

Keane

Keane A New York, une jeune fille de 6 ans disparaît. Son père tente de la retrouver et au bout de 6 mois, tente de reconstruire sa vie.

« Keane » est un crève coeur. Un film coups de poing au service d’une histoire poignante et jamais larmoyante. Lodge Kerrigan magnifie avec une puissance destructrice le personnage de William Keane, un homme aux confins de la folie.

Le film commence dans une gare anonyme de la ville de New-York. Un homme, William Keane, déambule parmi les voyageurs une photo à la main. Il apostrophe les passants leur jettant à la figure la photo de sa fille disparue. Six mois se sont écoulés depuis sa disparition. Il est persuadé qu’il peut encore la retrouver. Alors il cherche, l’oeil perdu au milieu de la foule. Il refait le même parcours, tente de revivre la situation pour comprendre. Et il en va ainsi durant la première partie du film.

William Keane est interprété par Damian Lewis, tout simplement prodigieux en père à la dérive. Lodge Kerrigan ne le quitte pratiquement jamais, collant sa caméra au plus près de son visage. Peu de plan large, rapidement la clostrophobie, l’étouffement gagne William Keane et le spectateur.

William Keane, père de famille esseulé, devient rapidement obscur. Ses comportements violents, les souffrances qu’ils s’imposent, la folie semble le guêter. Puis il rencontre deux êtres à la dérive, comme lui. Une mère et sa fille. À partir de là le récit bascule. William Keane semble avoir trouvé une famille de subtitution. Keane redevient souriant le temps de quelques plans mais la sinistrose, durable, ne semble pas vouloir le quitter. Ses motivations restent toujours floues et jusqu’au dénouement le mystère plane. William Keane a-t-il délibérément abandonné sa fillette ?

Lodge Kerrigan évite au maximum de répondre à cette question. Il fait également le choix de ne pas utiliser de musique, même durant le générique final. Ainsi chaque situation, chaque émotion est laissée à la libre interprétation du spectateur. Au risque de le laisser sur le carreau.

Numériser une cassette HI8 sur disque dur

angle K7Visionner vos anciennes cassettes ou bandes vidéo devient, de plus, en plus fastidieux : les magnétoscopes s’altèrent de plus en plus où sont tout simplement ne fonctionnent plus.

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Kate et Leopold

Kate et LeopoldStuart, un personnage un peu atypique trouve, lors de ses recherches, une faille spacio-temporelle qui l’emmène au XIXème siècle. A son retour dans notre époque, Leopold, le duc d’Albany le suit et se retrouve en plein XXIème siècle. Il va y rencontrer Kate, une business woman qui recherche le grand amour.

L’arrivée de personnages décalés dans notre civilisation moderne a fait l’objet de nombreux films… qu’ils viennent de la jungle (‘La Foret d’émeraude’, ‘Un indien dans la ville’…), qu’ils soient isolés sur une île ou dans un pays lointain (‘Un prince à New York’, ‘Jumeaux’…) ou qu’ils viennent du passé (‘Hibernatus’, ‘Premiere Sortie’, ‘Demolition Man’ ou encore ‘Les Visiteurs’…), ce thème a toujours été l’une des bases de la comédie. Normal, puisque cela permet de mettre en exergue les particularismes et autres bizarreries de notre société quotidienne.
C’est donc sur ces bases qu’est batie cette comédie romantique dont on connait déjà les qualités et les défauts avant même le début de la projection.

En effet, on sait d’avance qu’on va avoir droit aux quelques niaiseries inhérentes au genre et à certains gags un peu déjà vu. Cependant, le contact passe vraiment entre Meg Ryan et Hugh Jackman et réussit à faire passer les longueurs film.
On passera donc le scénario simplet et le pauvre suspens auquel plus personne ne croit, pour garder de ce film la complicité avec les acteurs et la bonne humeur latente au film.

Un bon divertissement donc qui ne restera pas dans les anales. Dans la lignée des productions habituelles où figure Meg Ryan.

Just a kiss

Just a kissA Glasgow, Casim, un émigré pakistanais ne rêve que de monter sa boîte de nuit. Il fait la rencontre de Roisin, une irlandaise catholique émancipée et enseignante à l’école de sa soeur. Promis au mariage arrangé par ses parents, il est tiraillé entre ses obligation et son amour.

Durant toute sa carrière, Ken Loach a toujours cherché à se rapprocher d’une société qu’il dépeint dans ses films avec un regard bien particulier. Connu pour développer les thèmes sociaux dans ses films, il traite de sujets souvent durs… on se souvient de son précédent ‘Sweet Sixteen’.

Dans ‘Just a kiss’ (‘Ae Fond Kiss’ en vo), Loach revient sur des thèmes particulièrement d’actualité avec l’acceptation des différences culturel, l’intégration et le poid de la famille et des coutumes dans la vie. Des thèmes extrèmement bien traités à travers cette situation simple mais résumant tout. Casim, l’immigré de seconde génération hésitant entre les habitudes occidentales et le poid de sa famille stigmatise une génération et tous les conflits finalement capitaux qui en découlent.

Outre la beauté manifeste des images, ce sont les acteurs, Atta Yaqub et Eva Birthistle, qui pour leur premier film aborde une sincérité et une vérité absolument étonnante. Ces touchantes performances nous rappellent le fantastique talent de Ken Loach pour la direction d’acteur.

Sans jamais remettre la faute sur un personnage ou sur une entité, Loach cherche à comprendre et analyser une situation où finalement la tolérance reste la seule issue. Derrière ce discours pouvant passer pour simpliste, le réalisateur anglais arrive toujours à trouver le ton juste en exposant des scènes qui sont autant d’obstacles à l’épanouissement.

Oeuvre sensible et maitrisée, ‘Just a Kiss’ est sans aucun doute l’un des moments forts de cette année 2004 et se doit d’être vu de toute urgence pour son message, mais également pour ses qualités intrinsèquement cinématographiques.

Jurassic Park 3

Jurassic Park 3Le docteur Alan Grant (Sam Neil) se voit proposer un gros chèque pour financer ses recherches sur les dinosaures à condition que celui-ci accepte d’être le guide sur l’île “Jurassic Park” Sorna. Bien que le contrat mentionne le fait que la visite ne se fera que du ciel, l’avion atterrit puis est violemment attaqué. Les voilà bloqués. Alan finit par découvrir que la vraie raison de sa venue est de retrouver un jeune garçon qui a échoué sur l’île après un accident de parapente. Maintenant, il faut trouver la sortie…

Après un 1er épisode de qualité , suivi d’un second volet au goût amer , Jurassic Park revient un troisième fois mais pas forcément pour notre plus grand bonheur.

La grande difficulté lors d’une suite , c’est qu’il faut savoir se renouveler tout en préservant la qualité du scénario.ce qui est rarement vérifié en pratique et assurément pas en l’occurrence !

A la grande différence des 2 autres épisodes ,il apparaît nettement qu’aucune scène ne restera véritablement gravée dans les mémoires tant elles sont fades et parfois franchement ridicules : le combat annoncé du T.rex et du spinosaure semble tout droit sortie d’un film de monstres japonais des années 60 où l’on perçoit les comédiens cachés dans des costumes ,tant les dinosaures paraissent humains dans leur prestation ( ils se jaugent , se battent avec agilité (!) jusqu’à ce que l’un donne le coup de grâce à l’autre.acte également effectué par un raptor sur une
victime humaine). Et que dire du choix du nouveau « grand méchant monstre » ! bien qu’ayant vraiment existé , il ne ressemble à aucun spécimen de dinosaure connu ,ressemblant à un mélange entre un crocodile et un canard !
Pour terminer la rubrique « nos amis les bêtes » ,notons que les raptors s’humanisent eux aussi !.enfin ,disons qu’ils communiquent par son (ce qui amènera à la scène la plus tristement comique du film lorsque Sam Neil tentera également de communiquer avec eux) et qu’ils sont presque aussi vicieux que des humains (ah
! le fameux coup de grâce !).
Quant aux acteurs , seul Sam Neil s’en sort à peu près , les autres étant cantonnés dans des rôles caricaturaux -les parents inquiets hurlants le nom de leur fils dans la forêt ,les amateurs de gâchette servant d’encas aux reptiles , le jeune homme avide
d’argent ,l’enfant qui réussit à survivre.

Rien ,ni des innombrables invraisemblances du scénario, ni des effets spéciaux non novateurs et parfois même mal ajustés ( !) , ni des personnages et des acteurs, ne viendra relever le niveau d’un film heureusement très court mais qui aurait mieux fait de sortir directement en vidéo !

Le jour d’après

Le jour d'aprèsQuand Jack Hall prévoit des dérèglements climatiques catastrophiques pour les générations futures, les politiques ne prètent pas attention à lui. Mais ce qu’il avait prédit se met en place, et bien plus vite que prévu.

Quand on va voir un film de Roland Emmerich, on sait généralement à quoi on s’expose. Le réalisateur d’Independance Day et de Gozilla ne fait pas souvent dans la dentelle, mais préfère, un peu à la manière de Michael Bay, nous en mettre plein les yeux et les oreilles grâce à des super-productions aux budgets pharaoniques.Pour ces raisons, on pouvait craindre, avec ce ‘Day after Tomorrow’ un nouvel Armageddon.
Heureusement, le nouveau blockbuster produit par la Fox nous prend à contre-pied, si bien que ce ‘Jour d’après’ s’avère une bien belle surprise.

Malgré la personnalisation de ce dérèglement climatique, on évite, on ne sait encore comment, l’habituel sauveur du monde et le patriotisme exacerbé. Bien au contraire, les politiques en prennent pour leur grade et le discours écolo semble directement passé à l’écran sans être passé par la case de relecture de la production. Tant mieux pour le spectateur qui peut se délecter de cette débauche d’effets speciaux et de la bande son tonitruante, sans qu’on lui inflige les discours pompeux d’ID4.

Le bon casting (Dennis Quaid et Jake Gyllenhaal notamment) permet au spectateur de croire un minimum à cette trame un peu passe-partout, même si certaines scènes (la mère avec l’enfant) auraient bien fait d’être coupées au montage tant elles font partie du package ‘tire larmes’ hollywoodien. Cependant, le film arrive à tenir la distance et l’ennui ne se fait que passager.

Les amateurs de films catastrophe ne s’y tromperont pas, ‘The Day After Tomorrow’ est sans aucun doute la super-production attendue, d’autant qu’elle est surprenante par sa subversivité. Etant donné le budget et les producteurs (Fox), ce discours écolo a un petit goût très agréable.

Bien souvent, une bande annonce donne une petite idée accrocheuse de ce que sera un film, sans toutefois tout révéler. Malheureusement, il arrive aussi le contraire, et que les scènes montrées masquent la pauvreté du film.
C’est dans cette 2è situation que l’on se retrouve avec le nouveau blockbuster d’Emmerich.

Et pourtant !…et pourtant l’espoir était bien là, car tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce film une référence du genre , tant au niveau du scénario (qui dénonce les méfaits de l’homme sur la nature, engendrant une dérèglement climatologique irréversible) , qu’au niveau des acteurs, avec Dennis Quaid et Jake Gyllenhaal (révélé dans l’excellent Donnie Darko), le tout soutenu par un budget très conséquent.

En bref, tout était là pour qu’on assiste à une aventure épique, au rythme effréné, dans laquelle des personnages pourraient discuter de nombreuses questions existentielles telles que la raison de l’ampleur de l’échec de l’humanité, l’avenir auquel il doit se préparer, et les erreurs à corriger.

Mais las ! que d’espoirs vains ! on croit revoir la bande annonce en version longue, sans aucune surprise. Les rapports humains sont limités au strict minimum, les personnages rivalisant dans la bêtise (les risques entrepris sont absurdes, les scènes de bravoure surréalistes), et finalement on espère voir disparaître « cette » humanité qu’on nous inflige à l’écran…un type qui se présente comme un géni et qui saisit à mains nues une porte métallique alors qu’il fait –50°C dehors ne mérite certainement pas de survivre…

Que reste-t-il de ce naufrage ? un film qui ne sait pas où se positionner, oscillant entre action, réflexion, humour, politique, sans jamais vraiment trouver son chemin, ce qui fait qu’il manque complètement de personnalité. Un dernier regret : alors qu’on tenait un film potentiellement subversif, dénonçant la pollution des états riches, particulièrement celle des USA, montrés comme les 1ers pollueurs de la planète, ou encore le mépris de ces mêmes états envers les pays du tiers-monde, le message ne passe pas du tout. Un comble ! La manière si grossière de dénoncer cet état de fait (les discours sonnent faux, démagos) dessert complètement la cause soutenue et vide le message de toute sa substance. Un film qui n’arrive pas à « être » intelligent ne peut « prétendre » à défendre valablement une cause, au demeurant noble.

En bref, si vous avez vu la bande annonce, inutile de vous déplacer au cinéma, vous ne verrez rien de mieux !